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Halloween 6
Halloween: The Curse of Michael Myers

avatar16

Mercredi 16/03/2016
Ou bien la malédiction propre à toute franchise ho

Les films d’horreur ont toujours su user un filon jusqu’à la corde, comme en témoignent les nombreuses sagas ayant vu le jour sous le joug de producteurs assoiffés de succès et de recettes. Un fait qui a touché toutes les stars de ce genre, à savoir Jason Voorhees, Freddy Krueger, Leatherface et Michael Myers. C’est d’ailleurs ce dernier qui nous intéresse ici, serial killer principal d’une franchise ayant connu la renommée à ses débuts pour finalement se retrouver dans les méandres du grand n’importe quoi à cause du cinquième opus. Et si vous pensiez avoir atteint le fond avec La Revanche de Michael Myers, vous n’avez encore rien vu ! Ce sixième film, disons-le d’emblée, ne sera pas le renouveau de la saga, loin de là ! Pourtant, il ne lui était pas compliqué de battre le cinquième long-métrage, véritable navet qui enchaînait incohérences au niveau du scénario et du montage (en même temps, il y avait eu beaucoup de problèmes de production), casting pitoyable et surtout une énorme aseptisation du célèbre tueur Michael Myers, croquemitaine légendaire descendu au rang de psychopathe bourrin. Bref, une série B horrifique qui ne savait pas où donner de la tête pour divertir et effrayer, bien entendu sans aucune efficacité. Alors oui, après avoir atteint un tel niveau de médiocrité, nous étions en droit d’en attendre un peu mieux (sans trop en demander, bien évidemment). C’est beau de rêver ! Avec La Malédiction de Michael Myers, la franchise Halloween reste incontestablement au fond du puits, les choses n’ayant franchement pas changé depuis l’opus précédent. Si des problèmes de production (rachats des droits, changement de scénariste à la dernière minute, divergences artistiques avec le producteur, le décès du comédien Donald Pleasence…) répondent à nouveau présent pour cet opus, le résultat final de cet Halloween 6 s’avère être bien plus maîtrisé. En effet, on se retrouve avec un film moins bancal dans son montage et son scénario, du moins dans ses transitions. Mais ne nous voilons pas la face : La Malédiction de Michael Myers ne vaut pas mieux qu’Halloween 5. Et les défauts sont nombreux, pour ne pas dire équivalents. On y retrouve des comédiens à ras les pâquerettes (on s’étonnera même à découvrir un jeune Paul Rudd totalement à l’ouest), des scènes de meurtres bidons, un rythme très mal maîtrisé, des incohérences d’écriture monstres, aucun moment tendu ni angoissant… tout ce qu’il faut pour faire perdre au produit (car tel est son statut cinématographique) toute forme d’intérêt. Mais là où Halloween 6 perd autant de spectateurs que son prédécesseur, c’est par son scénario foireux au possible. En toute honnêteté, il aurait été stupide d’en avoir attendu quelque chose de ce côté-là, la franchise, tout comme d’autres films similaires, ayant déjà livré une trame mille fois vue (un tueur terrorisant de pauvres étudiants). Pourtant, La Malédiction de Michael Myers va encore plus loin dans le n’importe quoi en voulant faire le lien avec le 5 (qui présentait un homme de l’ombre qui suivait et aidait le tueur). Et pour cela, on nous sert une aberrante histoire de secte et de descendance sortie de nulle part qui dénature encore plus l’aura de Michael Myers, alors réduit à une sorte de bête de foire. On s’ennuie ferme, on regarde souvent ailleurs pendant le visionnage, on parle aux gens qui nous accompagnent… Vous l’aurez compris, Halloween 6 n’a véritablement rien pour lui, s’éloignant sans honte et pour notre plus grand malheur du film original de John Carpenter. Et ce n’est pas fini ! En effet, malgré tout cela, la franchise ne va pas s’en arrêter là, étant donné qu’elle compte encore deux autres suites ainsi qu’un remake suivi de sa propre séquelle (ainsi qu’un autre film qui serait actuellement en préparation). Vous verrez prochainement que la saga Halloween va reprendre de la hauteur (à quelques exceptions près). Mais en attendant, sans savoir une seule seconde ce qui l’attendrait des années plus tard, le public devait se contenter à l’époque d’une exécrable déchéance d’une franchise emblématique du cinéma d’horreur.
 
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