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Le Bon et les méchants

pimousse

Mardi 24/11/2015
La valeur de l'homme se mesure aux évênements

Claude Lelouche réalise avec Le bon et les Méchants un film accompli sur le destin des hommes et des femmes qui définitivement deviennent bons ou mauvais selon le sens de l'histoire. Le film tourné en sépia est bâti sur une mise en place emprunte de légèreté que l'Histoire (l'arrivée de la Seconde Guerre Mondiale avec l'Occupation) va amener sur des territoires psychologiques plus dramatiques. C'est tout d'abord l'hsitoire de deux loulous habiles pour des braquages audacieux aidés en cela par l'acquisition de la nouvelle traction de citroën (leur assurant en cas de poursuite avec la police un surplus de puissance et une maniabilité accrue). En chef de gang des tractions, l'intelligent Jacques Dutronc et son fidèle comparse (Jacques Villeret, tout jeune) s'éprend de la belle %Marlène Jobert et forme un gang redoutable. Le gang des tractions s'est d'abord l'amour du risque et de la vie facile jusqu'au moment où la guerre éclate. Pourchassé en vain en temps de paix par un commissaire zélé (Bruno Crémer) flic dans l'âme, le gouvernement de Vichy va les voir s'affronter de nouveau. Tandis que le commissaire devient une plaque centrale de la justice de vichy, le gang des traction va profiter de la guerre pour gagner de l'argent jusqu'au jour où ils basculent sans le vouloir du côté des résistants. Avec Maestria Lelouche pose ses personnages et les avance dans ce méli-mélo de la vie sous la guerre brouillant les codes, les bons en temps de paix ne sont plus les mêmes sous l'Occupation. Efficace dans sa narration légère et grave toute à la fois, il excelle dans les scènes de poursuite de bagnoles. En 1975, il n'existe pas de trucage numérique ce qui donne un relief supplémentaire aux poursuites et leurs donnent un petit côté rocambolesque digne des brigades du Tigre. Le film est un hommage à la résistance passive et active (rôle clé de Brigitte Fossey et de l'excellent Serge Reggiani que j'aurais aimé voir plus encore). Les scènes de torture (supplice de la baignoire) sont impressionnantes et l'agonie de Dutronc et Jobert furent des images vues dans ma jeunesse qui me hantèrent longtemps par leur réalisme). Ce n'est pas sans un certain cynisme que la fin du film montre avec justesse tous les aspects de la Libération(avec son lot de décorations pour des gens pas "nets"). Au final un Lelouche qui n'a pas vieilli et qui est une leçon de cinéma avec une caméra dynamique (à l'épaule) des plus efficaces.
 
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