Saisir vos identifiants

Ecrire à JP


Saisir votre séance

* Ecrivez au Webmaster pour la création d'un cinéma
Mission Impossible 5
Mission: Impossible - Rogue Nation

avatar16

Mercredi 26/08/2015
Une mission de très grande envergure

Parmi les nombreuses productions hollywoodiennes à la qualité discutable qui sévissent sur les écrans depuis plusieurs années, une saga est parvenue à se défaire de cet aspect purement commercial en tenant toujours autant la distance. Cette franchise à succès, c’est bien évidemment Mission : Impossible, adaptation de la mythique série TV tenue d’une main de maître par son acteur/producteur star qu’est Tom Cruise, qui fait défiler les réalisateurs tout en leur permettant d’apporter leur pierre à l’édifice. Lourde tâche pour Christopher McQuarrie de succéder à Brian De Palma, J.J. Abrams et Brad Bird (le second opus de John Woo fait pâle figure face aux autres films). Mais avec son pedigree non négligeable (très bon scénariste, à qui l’ont doit notamment Usual Suspects, et réalisateur de la surprise qu’avait été Jack Reacher), le bonhomme avait toute les qualités pour faire de ce Rogue Nation un cinquième épisode de qualité. Mission amplement réussie ! Il est vrai qu’aux premiers abords, Mission : Impossible 5 n’a pas grand-chose d’exceptionnel : un réalisateur au style visuel inexistant et un scénario sans réel travail d’écriture (surtout après la thématique de Brad Bird avec Protocole Fantôme). D’autant plus qu’on nous ressert une trame quasi similaire dans laquelle nos héros doivent, seuls (leur fameuse agence ayant fermé ses portes), faire face à un adversaire introuvable Un divertissement lambda qui délivre son lot de sensations fortes à grand renfort de cascades, fusillades et courses-poursuites. Avec en prime des effets numériques certes peu nombreux (deux ou trois principaux de tout le film) mais terriblement laids, revenu à la séquence de l’hélicoptère du premier opus (la scène durant laquelle la voiture fait des tonneaux n’en est que plus explicite). Mais malgré cela, après ou pendant le visionnage, vous ne pourrez vous entendre crier que ce Mission : Impossible – Rogue Nation se révèle être le meilleur film de la franchise. Un best-of de que cette dernière a su nous livrer depuis son initiation en 1996. Même si la finesse et la personnalité scénaristique de l’opus précédent n’est plus de mise ici, Rogue Nation ne vous laissera pas sur votre faim. En effet, le long-métrage renoue plus que jamais avec ce qui faisait le sel de la série et du film de De Palma, à savoir le suspense. Bien entendu, l’action n’est pas en retrait et répond toujours présente en proposant des moments véritablement endiablés et impressionnantes. Mais c’est avant tout une histoire faite de rebondissements bien amenés jusqu’à la dernière seconde, de mystères attrayants et de personnages bien écrits (Simon Pegg n’est plus le bouffon de service, Rebecca Ferguson a à l’instar de Furiosa dans Mad Max Fury Road l’un des meilleurs rôles féminins de ces dernières années à Hollywood au point de piquer la vedette au protagoniste principal). Haletant au possible, ne perdant nullement le spectateur et amusant ce dernier en oscillant avec justesse entre humour, tension et grand spectacle, le script de Mission : Impossible 5 est un véritable bijou de divertissement sans prise de tête et qui ne prend pas le spectateur pour un imbécile, allant même jusqu’à mettre à jour certaines réalités toujours enjolivées au cinéma (l’entente et le fonctionnement des agences d’espionnage à travers le monde) et jouer avec les codes hollywoodiens comme sur Jack Reacher (il suffit de voir le final avec l’antagoniste) ainsi que ceux de la saga elle-même (le masque en latex, l’accroche « Votre mission, si toutefois vous l’acceptez »…). Mais c’est également du côté de la mise en scène que Rogue Nation saura mettre tout le monde d’accord. Si visuellement parlant elle ne marque pas les esprits, le savoir-faire de McQuarrie se trouve ailleurs. Ne passons pas par quatre chemins : sa manière d’user de la caméra envoie balader tous les réalisateurs actuels qui s’essayent aux blockbusters (notamment ceux de chez Disney/Marvel). Même si nous sommes bien à des années lumière de la monumentale claque de George Miller et de son Mad Max 4, Mission : Impossible 5 impressionne. Par le spectaculaire des séquences d’action, filmées au plus près et avec réalisme, qui mettent en valeur des cascades hors normes de Tom Cruise (resté accroché à un Airbus en plein vol, être en apnée pendant 6 minutes le temps d’un plan-séquence…). Par la mise en évidence des décors qui deviennent des personnages part entière du film, notamment celui de l’opéra qui occupe un bon quart d’heure de l’ensemble. Par des effets de réalisation inattendus et diablement efficaces (l’instant de silence avant la fusillade à Londres). Par un souci du détail au niveau du montage qui a de quoi donner des sueurs froides au public durant la séance. Vous l’aurez compris, McQuarrie complète son scénario déjà bien charpenté avec des talents de cinéaste confirmés qui s’étaient faits remarquer sur Jack Reacher. Les plus sceptiques diront qu’il ne s’agit-là que d’un divertissement américain. À cela, je leur répondrai que Mission : Impossible 5 n’a qu’un seul but assumé depuis le tout premier opus de la franchise : amuser l’assistance. Et non seulement le long-métrage y parvient, mais il réussit sa mission bien au-delà des espérances, étant tout simplement un blockbuster de très grande envergure parvenant à faire valser sans mal la concurrence qui se perd dans le n’importe quoi (Jurassic World, Terminator : Genisys) ou bien la « non prise de risques » (Fast & Furious 7, Avengers : l’Ère d’Ultron, Ant-Man). Le divertissement à l’état pur aux défauts minimes (quelques longueurs et des effets numériques bas de gamme heureusement peu présents) et surtout à la qualité irréprochable !
 

pimousse

Jeudi 13/08/2015
Un excellent cru

Mission Impossible Rogue Nation est le nouvel opus de la franchise lancée il y a 19 ans par Tom Cruise. Dans la lancée de la série formidable des années 70, la franchise n'a cessé d'évoluer pour depuis Protocole fantôme revenir toute proche de la série initiale dont elle tire la substance. Ce retour à la sauce originale est dû probablement à la part prépondérante que prend dans le casting l'excelent Simon Pegg, amuseur né (par son physique, ses expressions faciales et sa morphologie pas forcément dans les critères de sélection pour ce type de rôle... l'alchimie fonctionne parfaitement). Comme à l'accoutumé, la scène d'entrée à l'image d'un James Bond donne le ton du film et permet au spectateur d'être plongé immédiatement dans 2h15 d'actions et d'humour grand public ( cela pétarade beaucoup, cela castagne tout autant mais c'est fait avec tant de malice avec une maitrise de caméra sans effet de clip assourdissant qu'on déguste avec plaisir les misères de Hunt). Inoxydable Ethan Hunt en la personne de Tom Cruise va devoir sauter sur un A-400 en marche et s'agripper à son décollage, subir des coups dans le bide alors qu'il est molesté à un poteau, courir et courir, s'échapper en BMW dans les escaliers marocain pourchassé par une meute de motards, se battre sur les échafaudages des techniciens de l'opéra de Vienne, plonger dans une turbine et rester immerger pendant trois minutes, prendre un coup de défibrillateur, échapper aux balles, participer à un grand prix moto de la mort sur une route en se faufilant entre les voitures et camions, j'en passe et des meilleurs! Enfin un bon petit scénario avec des noeuds sur des noeuds pour connaître la vérité. Un film magistralement filmé qui va nous emmener de Londres au Maroc à Vienne pour démanteler le fameux Syndicat et dévoiler qui est cette tueuse à gages (Rebecca Ferguson dont la prestation physique est à souligner, l'élégance et le charisme)qui a laissé la vie sauve à Ethan. Luther (Ving Rhames) est moins présent et moins déterminant que d'habitude mais les phrases chocs du pépère et son look (chapeau improbable, veste en cuir laissant deviner une infection bactérienne sous les aisselles d'ordre 1, moustache à l'ancienne et boucle d'oreille de pur mauvais goût). Jérémy Renner comme dans l'épisode protocole Fantôme fait de la figuration mais ne convainc que moyennement. L'orchestration de Joe Krammer sur le thème de Mission Impossible de Lalo Schiffrin colle parfaitement avec un scénario et un film bien découpé, bien articulé. Tour à tour c'est le thème musical qui est repris, puis la rythmicité des percussions. On doit absolument vous parler de la course de motos qui émaille ce film de haute virtuosité dans le rendu. De longs plans évite le hachage de plans clipés, l'effet de vitesse est magnifique, la construction même est judicieuse et s'inscrit dans la lignée des grandes courses poursuites du cinéma... Au terme de celle-ci on voudrait presque qu'il y ait eu plus de poursuivants tant ce moment est parfait. Andrew Mac Quarrie au final réalise un excellent film d'action moderne en revenant aux fondamentaux du cinéma.
 
JP's Box-Office (Depuis Juillet 1998)
Version 8.1.0
18 661 films référencés - 944 filmographies complètes - 1 178 membres