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LA FICHE DE pimousse

Au revoir là-haut

Jeudi 02/11/2017
Au revoir jeunesse sacrifiée

Albert Dupontel s'empare de l'oeuvre prix Goncourt de Pierre Lemaitre "Au revoir Là Haut" pour réaliser un film fort et puissant aux tonalités poétiques. Dupontel est un acteur-réalisateur un peu à part dans le cinéma français un peu à la manière de Jean-Pierre Jeunet en son temps avec une "patte très personnelle", un "ton aiguisée" que ce soit dans le registre de la comédie déjantée(Bernie, Le Vilain) ou du drame (Au revoir Là Haut). Acteur hétéroclyte qui sait sans doute tout jouer, réalisateur dont les films acquièrent au fil du temps toujours plus de maitrise, de mâturité et de fluidité dans les mouvements de caméra. Oui Dupontel est un "ovni dans le paysage cinématographique". Bien aidée par un casting royal (Dupontel Himself, Nils Arestrup au sommet de son art avvec des répliques cisaillantes comme un shrapnell, Laurent Laffite fourbe avec un petit sourire narquois omniprésent au coin de la moustache et campant un personnage pourri jusqu'à la moelle), Mélanie Thierry qui est un soleil dans l'obscurité de ce drame cynique, Nahuel Pérez Biscayart formidable gueule cassée qui est un mime marceau qui s'affuble de sublimes masques et qui a coup sûr fait émerger parmi la jeune génération d'acteurs, et sans oublier un casting de personnages secondaires avec des trognes dont Dupontel aime habiller ses films. L'histoire très proche de celle du roman (aux adaptations inhérentes à la narration cinématographique) raconte deux poilus qui échappent à la grande tuerie de 14-18, l'un revient sain et sauf (Dupontel) tandis que son ami (Biscayart) survit avec une gueule brisée parune explosion. Dna slla clandestinité les deux compères unis par une grande amitié vont se lancer dans une géniale arnaquerie aux Monuments aux morts qui vont fleurir après l'ARMISTICE. Si certains décors ont une 3d aux modelés qui vieilliront rapidement , l'ensemble des décors est superbe comme les masques et les dialogues ciselés. Très rythmé et soutenu par des prises de vues audacieuses et toujours en mouvement le film déploie un esthétisme solide au service de l'histoire. Captivant et magnifiquement interprété ce film de guerre est aussi un drame non dénué d'humour renforçant le cyismpe de l'intrigue où des sacrifiés (soldats qui étaient de la chair à canon) prenent leur revanche sur les dirigeants et le monde de l'arrière en arnaquant l'état et les collectivités en usant de la fibre patriotique. Magistral

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Mardi 12/01/2016
Un drame Oedipien

Dans ce film tout respire l'absence de la mère, de l'épouse pour cette famille américaine qui vit le deuil de la figure féminine qui était le centre et le poumon. Grande photographe internationale, Isabelle Huppert est par monts et par vaux sur tous les points chauds du monde rapportant des clichés qui sont reconnus par tous les journaux. Alors qu'elle décide de raccrocher, elle se tue dans un accident de voiture. Celle qui était présente par interruption s'éclipse totalement et bouleverse le quotidien du mari (Gabriel Byrnes) et des deux fils l'un devenant jeune père tandis que l'autre se range dans un mutisme que seule l'écriture va sauver. Chacun s'est perdu lorsque le fils de la mère s'est rompu, chacun a fui ou s'est caché mais le plus jeune fils en proie à une adolescence difficile va déméler les souffrances de chacun. Le film est plutot une réussite visuelle mélant plutôt adroitement les flashs back et les moments d'émotion. Beaucoup de silence et une psychologie forte rendent parfois l'ensemble pesant. La critique avait présenté l'oeuvre plus forte qu'elle ne m'est apparue sans doute car le côté oedipien de l'intrigue a dépassé mes compétences de compréhension.. Disponible en VO sous titré le récit est un peu massacré par la prononciation française de Isabelle Huppert qui depuis sa première collaboration avec un film étranger dans La Porte du Paradis en 1980 n'a guère progressé en anglais.

Birdman

Mercredi 06/01/2016
Un film qui vole Haut

Alejandro Ganzàles Inarritù tape dans le mille avec un film cruel, ambigu dont les cadrages cinématographiques incroyables et les talents de ces acteurs amènent encore une dimension supplémentaire. Plus qu'une critique du cinéma hollywoodien où la réussite d'un film ou d'un acteur n'est assimilée qu'au score de leur box office, le film traite du malaise des acteurs, de leurs blessures profondes, de leur difficulté à s'échapper de leurs personnages. S'appuyant sur Michael Keaton (littéralement déchainé, prodigieux de vérité) comme socle du film, le réalisateur filme les tourments d'un ancien acteur de super-héros ne s'étant jamais remis de son succès mais qui veut en fin de carrière laisser une trace artistique et parachever sa carrière en beauté en adaptant une pièce de théâtre à Broadway. Pour cela le spectateur dès la première séquence est entraîné dans une frénésie visuelle sans répit avec des plans séquences de fou (certains durent plus de dix minutes) où l'on découvre les coulisses d'un théâtre de Broadway avec ses loges, sa salle et tous les bureaux et recoins qui existent et qui sont le paysage où s'ébattent des acteurs tourmentés. Avec une limpidité incroyable la caméra tourne autour des protagonistes, glisse dans les couloirs pour ne pas lâcher les acteurs et mieux rendre leur folie. Humour féroce, orgueils démesurés, choix de carrière, petits caprices, sens du paraître, vices et addiction, Inarritù dépeint avec une indicible précision le monde du spectacle américain où l'argent est roi. Keaton est époustouflant, aux prises avec des problèmes d'argent, des problèmes existentiels, une petite voix de la partie de lui qui fut une star de comix rapportant des milliards. Félures pour un artiste qui veut rebondir. Hollywood ne rêve que d'argent, Broadway de notoriété donnée par les critiques. Des destins forts qui reflètent les doutes et les aspirations des comédiens, la quadragénaire qui se réfugie dans le théâtre car les propositions de carrière se font rares au cinéma (Naomi Watts), un acteur génial qui traine des casseroles (Edward Norton) pour qui le théâtre est le reflet de ses performances sexuelles. Comique et tragique, allégorique, le film est un modèle cinématographique par la fluidité des mouvements de caméra et l'excellence de l'interprétation (qui est rehaussée par les plans séquences). Un vrai bon film pour découvrir un Hollywood et un Broadway loin des clichés.

Entre amis

Mercredi 06/01/2016
Digne d'un film amateur

Entre Amis est un pseudo film qui se veut dans la lignée des comédies où une bande de copains profitent des vacances pour se retrouver avant de déballer les non-dits ou leurs histoires cachées trop longtemps tues! Rien de bien neuf sous le soleil de la rade de Marseille. Sauf peut-être un scénario digne de la série Plus Belle la Vie! Trois couples de quinquas (je suis gentil pour le trio d'acteurs que par ailleurs j'aime plutôt car ils ont passé cette tranche d'âge depuis belle lurette)qui vont le temps de vacances passés de bons moments sur un voilier de location avec un équipage à leurs services (deux corses, un capitaine rigide et sa soeur aguichante pour la cuisine et les Yeux baladeursde ses messiers). On se dit que ces vacances au soleil vont être marrantes avec gags, complicités, histoires de jupons, tromperies en tous genres, avaries. Et................... Rien. Aucun scénario, aucune complicité entre les acteurs malgré un casting séduisant, Berléand, Auteuil, Jugnot et Zabou Breitman, Mélanie Doutey, Isabelle Gélinas.. Avec ces trognes et ces tempéraments même un scénariste médiocre peut en stimulant ses acteurs donner une vraie comédie féroce ou pas d'ailleurs. Ici pas de comédie, pas de férocité, juste des couples totalement étrangers les uns aux autres nous faisant croire qu'ils se connaissent depuis 50 ans. Aucun moment n'est authentique, les acteurs s'emmerdent sur le plateau et nous aussi. Tout est dans la caricature, Auteuil fait le pire de Clavier, Berléand se croit dans le Transporteur 8 est cachetonne, Mélanie Doutey accroche un sourire figé durant 80 minutes. On n'a meêm pas le bonheur de voir de belles images sur ce bateau tant l'eau entourant la coque parait tout droit sortie d'ateliers Effets spéciaux pour petit budget.

Le Grand partage

Lundi 04/01/2016
Une leçon de démagogie

Le grand Partage est un énième pseudo-film au comique grinçant mais qui s'avère en fait n'être qu'une bonne soupe salée à souhait, épiceé comme il faut pour ne pas faire de vague et en ces temps d'hiver ne pas cueillir le spectateur à froid. Faussement engagé, pas du tout drôle (la salle était comble et pas un semblant de début de rire n'a déridé la salle) le film est un simulacre de comédie parodique. Un hiver froid amène les pouvoirs publics comme en 1954 à prendre des mesures d'urgences, ainsi dans la capitale les propriétaires sont contraints de partager leurs appartements avec des SDF ou des mal-logés. Les couples bobos de gauches sont plutôt partants alors que ceux de droite catholiques plutôt réticents, des trafics pour frauder et ne pas recevoir des indésirables sont ainsi mis en place... Voilà le retour de la France de la débrouille qui triche, qui ne veut pas voir la misère ou seulement devant la porte d'autrui. Commence alors l'égrénage des poncifs, les bobos cools jusqu'au moment où on vient les déranger, le type de droite qui ne pense qu'à sa pomme mais qui va changer, les bons sdf, le clandestin roumain voleur.... la concierge pétainiste avec son chat roux empaillé à qui il manque un oeil et qui s'appelle Jean-Marie. Bref on a déjà vu le truc, ça sent le réchauffé la soupe Knorr avec un Didier Bourdon devenu si obèse que lever un sourcil devient son seul jeu d'acteur, Valérie Bonneton qui en fait des tonnes et est absolumment insupportable, Karine Viard en frigide casse-c... qu'on a envie d elivrer à une tournante de SDF pour la dérouiller! le couple de juifs dans la caricature absolue. Michel Vuillermoz en écrivain militant pour le front de gauche et qui a les principes qui vont avec la teneur de sa littérature. Firmine Richard qui parodie l'ensemble de sa carrière. AU SECOURS Rien ne peut sauver réellement un film plutôt misérable allant jusqu'à une musique insupportable.

Le Goût des merveilles

Lundi 04/01/2016
Un Rain Man poétique

Le goût des Merveilles est une comédie sentimentale juste que propose Eric Besnard. Une jeune veuve (Virginie Efira) élève seule ses deux adolescents dans la drôme sur sa propriété où elle cultive des poires bio et se démène pour faire tourner l'exploitation qu'avait lancé son défunt mari. Travaux des champs, soins aux arbres, marchés locaux, tartes, compotes, miels sont ses activités pour s'assurer une subsistance mais les temps sont durs et les créanciers s'impatientent. Un soir notre belle blonde renverse en voiture un homme (Benjamin Laverhne)qu'elle soigne chez lui. D'abord désorienté l'homme se révèle être étrange dans son comportement. Cet homme mystérieux et différent est atteitn du syndrôme d'Asperger conférant aux patients un comportement renfermé d'autiste mais avec des capacités intellectuelles incroyables. Eric Besnard du coup transforme une petite comédie romantique en une vraie histoire humaine d'amour grâce à une caméra aérienne qui capture les paysages superbes de la Drôme et livre des lumières dans les exploitations des vergers et dans les prairies éblouissantes. Rarement on a proposé à Virginie Efira un rôle aussi dense et rarement elle n'a donné autant de charme et d'épaisseur à son personnage qui va redécouvrir la beauté de ses champs, l'art de regarder son environnement grâce aux yeux naifs d'un homme qui ne connait pas le mensonge. Benjamin Lavernhe de la comédie française amène une raideur à son personnage et donne à son regard toute l'humanité que certains de ses sens ne peuvent donner. Jamais de mauvais goût même si certaines scènes sont sans doute un peu entendues, on reste sous le charme d'une vraie belle rencontre de cinéma où l'amour est porté par deux comédiens qui ne mentent pas à l'écran dans une vraie belle pudeur. Le film le temps de quelques scènes d'un grand romantisme offre au spectateur une vision proche des romanciers humanistes que sont Jean Giono ou Maurice Genevoix et certains dialogues ramènent à l'essentiel: " Quand tu n'es pas là je me sens tomber, quand tu es là, je sais où je suis". Ce film est comme un arôme printanier, coloré et doux et laisse en mémoire le doux souvenir du bonheur.

Le Cœur des hommes

Jeudi 31/12/2015
Touché au coeur

4 potes, amis et unis comme les doigts de la main, prêts à tout moment à la déconnade, à prendre un pôt ou à parier au loto sportif en misant un gros score pour l'OM! Amis depuis longtemps, amis pour la vie, lors des bons moments mais comme lors des galères.... Ces quadras et quinquas vont subir un ensemble d'éve^nements dans leur vie de couple, leur vie professionnelle, le deuil, le mariage d'une fille, la venue d'une paternité tardive, la révélation d'une infédilité conjugale, des suspicions voilà bien des épreuves qui vont secouer le quatuor dans des moments de complicité, de douleurs, de rire! 2003 livrait donc un film sur l'amitié entre hommes avec un casting royal Bernard Campan en mari trahi prêt à tout quitter, Jean-Pierre Darroussin charcutier à son compte qui va découvrir des facettes inconnues de sa mère à l'occasion de la perte de son père, Marc Lavoine en associé de Gérard Darmon à l'Equipe fidèle dans son infidélité chronique (sorte de DSK) et Gérard Darmon qui ne veut pas que sa fille se marie et qui a surmonté son divorce en vivant une belle histoire d'amour avec une jeune femme qui a l'âge de sa fille. Marc Esposito réalise un beau film sur l'amitié virile avec de bons mots qui ne peuvent jaillir que de la bouche de mâles toujours prêts à se mesurer la longueur du pénis en guise de virilité mais toujours prêts à s'entraider. Le film sonne juste alternant les cocasseries aux situations plus dramatiques. Le jeu de notre quatuor est dans l'ensemble réussi et on vit quelques petits moments de bonheur notamment lors de la scène finale dans la propriété du sud. Voilà un discours qui dans l'ensemble fait chaud au coeur dépeignant le tableau de l'amitié résistant même aux tromperies et aux coups bas.

Au-delà des montagnes

Mardi 29/12/2015
Au-delà de l'horizon

Au-delà de l'horizon est un film sans concession sur la transition de la Chine qui a muté à la fin des années 1990 pour devenir la grande puissance du vingtè-unième siècle. On s'attache à suivre trois jeunes gens à la fin des années 90 qui ont toute la vie devant eux et qui vont accompagner la mutation de l'empire pour devenir l'ogre économique qu'on connait. Tao (alias Zhao Tao) est une jeune femme gaie qui a deux amis qui veulent devenir son mari, elle devra choisir entre l'audace de Jinsheng qui est un jeune patron de station service qui rêve d'argent et de l'Occident (et qui plus tard appellera son fils Dollar) et Liangzi un jeune ouvrier travaillant dans la mine de charbon toute proche. Le drame se noue dans un pays qui finit sa mutation, les plans cinématographiques présentent un pays qui a beaucoup déboisé, où tout est terrain vague pour construire des chantiers, des cités dortoirs ou des centres commerciaux. Le libéralisme se pose sur la Chine tandis que les traditions périclitent tout en continuant à cohabiter. Filmé au plus près le réalisateur ne veut pas idéaliser son propos ou la situation décrite, l'essentiel est le propos pour Jia zhang Ké. Montrer que l'occident fut un aimant pour toute une jeunesse et un abîme aussi colossal pour ceux qui s'y jetèrent à corps perdu et sans retenue. En effet on suit donc cette amitié commencé à trois qui est broyé par l'amour et qui désintègre le trio comme l'appel du libéralisme à fait exploser certains piliers structurels de la Chine. Tao quinze ans plus tard a divorcé, son mari a quitté son pays obnubilé par le modèle de vie occidental il a appelé son fils dollar et s'achète des armes à feu à défaut d'avoir des ennemis, enfin Liangzi est malade souffrant de la silicose qui le ronge à petit feu. Que sont devenus les espoirs de cette génération? Le film se balade sur plus de 20 ans et mêlant cynisme et vision crépusculaire de liens entre les protagonistes ayant tous explosés (un fils qui a oublié le prénom de sa mère) fait crisser le spectateur. Certaines ellipses rendant le récit dur à suivre mais l'ensemble revêt un côté désabusé comme si le capitalisme n'était qu'un miroir aux alouettes faisant perdre l'essentiel et plus. L'actrice Zhao Tao est délicieuse en jeune femme innocente croquant la vie et si apitoyante en divorcée abandonnée de tous vivant dans ses souvenirs qu'elle est un rayon de soleil dans ce crépuscule d'illusions.

Au coeur de l'Océan

Lundi 21/12/2015
Le K

Herman Melville est un écrivain avec un certain succès au milieu du XIXème siècle, il recueille les souvenirs douloureux d'un vieil homme, seul survivant de la dernière expédition de l'Essex un baleinier parti avec à son bord le capitaine Pollard et son second Owen Chase. Ron HOward à la manoeuvre réussit un film épique à bord d'un baleinier plus vrai que nature. Rien n'y manque, ni la voilure, ni le pont avec toutes ses pièces ni les trognes de l'équipage. Saisissant réalisme assure au spectateur une vraie immersion dans ce monde entouré de flotte à perte de vue dans l'attente des souffles de l'Océan (les respirations des baleines et cachalots). L'Essex part pour remplir ses cales de graisses de mammifères marins afin d'alimenter les villes en combustibles pour leur éclairage et faire tourner les usines. Rien n'échappe à la caméra, ni le train-train rugueux de l'équipage dans ses taches quotidiennes, ni les altercations entre le capitaine Pollard (Benjamin Waulker), jeune de bonne famille, et son second marin dans l'âme (Chris Hemsworth). Les plans de la caméra font la part belle à l'image et Ron Howard nous gratifie de quelques flous volontaires ayant un sens. Les scènes de tempête ou de chasse à la baleine sont spectaculaires et magnifiquement rendues à l'écran. La bande son n'a pas été négligée non plus et rend hommage à la mer dans tout sa beauté et dans son côté effrayant (les crissements du bateau sous les vagues). Enfin le film trouve un second souffle épique lorsque l'ennemi un gigantesque Cétacé prêt à en découdre jusqu'au bout. Le film a la bonne idée d'être d'être monté comme un récit témoignage avec une narration au passé bien amenée amenant de la profondeur au récit. Le dernier tiers du récit montre l'horreur des survivants qui devront tout faire pour survivre sur les chaloupes de secours. Le box-office va bouder le film un peu partout dans le monde un peu comme ce fut le cas pour Rush le dernier galop d'essai de Ron Howard. Une chose est sûre si vous aimez les épopées marines, vous risquez bien d'y trouver votre compte y compris en vision 2D. Ensuite Chris Hemsworth justifie les louanges dont il fait l'objet à Hollywood, après James Hunt le pilote de Formule 1, il endosse avec succès et charisme le rôle du second.

Belle et Sébastien : l'aventure continue

Mercredi 16/12/2015
Film familial sur fond de nostalgie

Deux ans après le succès de la reprise de Belle et Sébastien chers aux quadras et nostalgiques de la série télévisuelle, revoilà Belle et Sébastien juste à la fin de la guerre partis à la recherche de la belle Angelina dont l'avion s'est écrasé dans la montagne. Christian Duguay à la réalisation reste fidèle aux paysages filmés avec poésie par son prédécesseur Nicolas Vannier et offre aux spectateurs des plans grandioses des paysages alpins avec maisons en toits de Lauze. C'est beau et vivifiant et à la simplicité d'une histoire familiale qui ravira les grands parents et les enfants pour un bon moment de cinéma. L'amitié intangible entre l'enfant (le petit Félix Bossuet s'affirme et avec sa tignasse en vrac et son air mutin est craquant) et le beau berger des Pyrénées prête à tout pour sauver son maître est le point d'orgue du film. De désobéissance en désobéissance Sébastien part seul avec sa chienne pour retrouver Angelina, au beau milieu d'un incendie de forêt, tutoyant les ravins.... et se découvrant un père l'ayant abandonné à la naissance (Thierry Neuvic qui avec ce rôle va peut-être enfin connaître une notoriété au box office qui le fuit désespèrement). Pétris de bons sentiments le film est avant tout basé sur la nostalgie et la confrontation entre des personnages forts, Le grand-père porté par Tchéky Karyo hirsute, Félix Bossuet mutin et imprévisible et Thieery Neuvic qui va s'avérer être un père responsable.
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